Aujourd'hui 31 janvier 2009, Première journée mondiale pour l'abollition de la viande
J'aurais franchement préféré qu'on
mette le titre d'affiche: "première journée mondiale pour une nourriture végétarienne"
Pour moi , c'est une évidence de manger presque...... végétalien. Je sais que tout aliment qui vient de l'animal a engendré la souffrance animale. . . Voici un super article
qui vient de ce blog Bravo à Elodie !
Commençons donc par le début… Car il y a un début à toute démarche végétarienne, qui
est le suivant :
1) Les animaux, quels qu’ils soient, sont des êtres sensibles, sociaux, qui peuvent éprouver la
joie, la douleur, la peur… Les chats et les chiens n’ont pas le monopole de l’intelligence et de la sensibilité, même si les animaux les possèdent à
des degrés divers, de la moule au chimpanzé…
2) La « production » de viande est toujours génératrice de souffrance. Il y a le pire du pire : le gavage pour le foie gras. Il y a l’ignoble :
l’ « élevage » industriel, concentrationnaire, des poulets et des porcs. La publicité voudrait nous faire croire que les animaux vivent une vie tranquille dans une ferme, avant d’être anesthésiés de façon indolore.
Mais dans un système agricole hyper industrialisé, qui vise des « rendements » considérables à moindre coût, leur existence est tout à l’opposé de cette image d’Epinal ! Même pour les animaux qui vivent dans des
élevages « traditionnels », le moment d’abattage est toujours une cause de grand stress et de souffrance. Quant aux poissons, ils agonisent par étouffement sur le pont des bateaux… Est-ce là une mort
douce ?
3) La « production » de viande pèse très lourd sur les écosystèmes et le climat. Le « bétail » est
responsable de 18% des émissions de gaz à effet de serre
sur Terre (rapport de la FAO , agence de l’ONU, novembre 2006). La déforestation de l’Amazonie a lieu en majeure partie pour accroître la production de viande sur Terre : culture de soja pour les animaux
d’élevage des pays riches, ou extension des pâturages. C’est dans cette perspective que Rajendra Pachauri, Prix Nobel de la Paix , Président du GIEC (Groupement Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat) recommande de diminuer sa consommation
de viande, puis de la faire cesser complètement.
4) Les populations de poissons sont en épuisement, et l’élevage de poissons contribue encore davantage à raréfier les espèces sauvages : pour « produire » un kilo de poisson
d’élevage, il faut dix kilos de poisson sauvages !
5) Notre modèle alimentaire n’est pas durable, et pas généralisable à la planète. Pour satisfaire nos désirs de produits
animaux, nous utilisons dans les terres des pays du Sud, l’équivalent de sept fois la
surface européenne pour produire la nourriture des animaux que nous mangeons !! Conjointement à notre demande de « biocarburants » pour remplir les moteurs de nos voitures, notre
mode de vie impose aux habitant-e-s des pays du Sud de sacrifier leurs surfaces agricoles pour nos beaux yeux (ou plutôt, nos yeux riches…).
6) Etre végétarien-ne est non seulement possible, mais gage de bonne santé. Les végétarien-ne-s sont en général plus minces, souffrent moins de maladies
cardio-vasculaires, de diabètes, et de certains cancers. Il y a tout ce qu’il faut dans une alimentation végétarienne : des protéines, des minéraux, des vitamines, des oméga 3... De
plus, les végétarien-ne-s consomment souvent des aliments peu connus du grand public, comme les algues, les graines germées, le tofu… Qui sont de véritables trésors diététiques.
7) Etre végétarien-ne n’empêche pas d’avoir une tête qui fonctionne bien. Certaines religions orientales conseillent le
végétarisme parce qu’il permet d’être plus calme, et mieux disposé-e à la méditation. Par ailleurs, des personnalités comme Léonard de Vinci, Tolstoi, ou Marguerite Yourcenar, témoignent de ce
qu’on peut exceller dans le monde des arts et de la pensée, en s’abstenant de consommer de la chair animale.
8) Etre végétarien-ne n’empêche pas de faire du sport à haut niveau. C’est un très bon régime pour les sports d’endurance,
comme le triathlon. Dans toutes les disciplines sportives, des athlètes végétarien-ne-s atteignent le plus haut niveau. Par exemple, Carl Lewis, Surya Bonaly, ou Martina
Navratilova.
9) Etre végétarien-ne n’empêche pas de manger gastronomique. De plus en plus de grands chefs s’intéressent à la cuisine
végétarienne et développent des menus colorés, savoureux, subtils. De nombreuses personnes végétariennes développent leurs talents culinaires sur des blogs où elles inventent des recettes toutes plus alléchantes les unes que les autres.
10) Etre végétarien-ne implique juste de changer un peu ses
habitudes, dans une société où il y a de plus en plus de « substituts » protéiniques à la viande, notamment dans les magasins bio :
galettes de céréales, tofu, tempeh, seitan… Ces termes vous semblent exotiques ? N’hésitez pas à aller découvrir ce qu’ils recouvrent… Ce n’est ni cher, ni compliqué.
11) En conséquence, être végétarien-ne n’empêche pas de travailler avec des
jeunes handicapé-e-s, ni de militer dans un syndicat, ni de lutter pour défendre les droits des sans papiers ou des mal logé-e-s, ni d’aller voir sa grand-mère quand elle est malade, ni de
manifester contre l’invasion d’Israël en Palestine, ni de défendre les services publics…
12) En bref, être végétarien-ne témoigne d’un rapport au monde qui est
respectueux et pacifique. Cela ne signifie pas un désintérêt pour les problèmes des humains, mais plutôt une extension de la compassion pour les humains à une compassion pour les animaux non
humains. C’est bénéfique à tous les niveaux, pour soi, pour les humains qui vivent dans les pays pauvres, pour les animaux, et pour la planète.
13) Etre végétarien-ne n’est pas considéré comme « normal » dans
notre société actuelle, mais qu’est-ce que le normal ? Un modèle qui dépend de critères culturels, et qui évolue selon le temps, le lieu, le milieu social… Est-il normal de faire
exister des êtres sensibles dans des lieux concentrationnaires puis de les tuer ? Est-il normal de vivre selon un modèle alimentaire qui implique un pillage des ressources agricoles des pays
du Sud ?
Je ne pense pas que manger de la viande est "mal",
j en ai déjà mangé, dans la non-conscience de la maltraitance que cela impliquait. Aujourd hui , je nous encourage à aimer, à respecter toute forme de vie sur cette terre.
Qu 'en pensez-vous ?
Gros gros bisou Gisèle